Contexte et objectifs
Les principaux éléments ayant motivé ce service s’articulent autour de trois axes complémentaires : stratégique, technique et scientifique.
1. Enjeux stratégiques
- Transformation des pratiques de collecte de données : L’évolution des méthodes de suivi vise à réduire la mobilisation de ressources humaines sur des tâches répétitives de terrain, au profit de dispositifs automatisés et pilotables à distance. La crise de la COVID-19 a illustré concrètement cette nécessité, en limitant fortement les campagnes de terrain et en générant des séries de données incomplètes.
- Réduction de l’empreinte environnementale : La diminution des déplacements liés à la surveillance de routine des sites instrumentés (batteries, dérives, récupérations des données) et une meilleure anticipation des opérations de terrain (maintenance, prélèvements, etc.) constitue un levier important pour limiter l’impact carbone des activités de recherche et de suivi.
Particulièrement pour les sites distant et complexe d’acces (HyBam, ZA Antarctique…) - Souveraineté sur la chaîne de valeur : La maîtrise complète, du capteur jusqu’à la valorisation de la donnée, représente un enjeu stratégique fort en termes d’indépendance, de sécurisation et de pérennité des infrastructures.
2. Évolutions techniques
- Démocratisation des capteurs communicants : L’émergence de capteurs à bas coût permet aujourd’hui d’envisager une densification massive des dispositifs de mesure, renforcée par les capacités de traitement offertes par l’intelligence artificielle pour exploiter ces volumes de données.
- Maturité des réseaux LPWAN (dont LoRaWAN) : Les protocoles de communication bas débit et basse consommation, comme LoRaWAN, sont désormais suffisamment robustes et économiques pour remplacer ou compléter des solutions plus coûteuses et énergivores (GSM, stations câblées).
3. Besoins scientifiques
- Adéquation des systèmes d’observation aux nouvelles questions de recherche : Deux éléments fondamentaux implique une densification des capteurs : (1) l’émergence des approaches systémique nécessite de faire évoluer les observatoires, construits sur des bases plutot discplinaires, pour qu’ils soient capables d’observer simultanément les différentes sphères (atmos- hydro- pédo- bio- socio-), et (2) d’augmenter les résolutions spatiales et temporelles pour mieux appréhender et quantifier les flux d’eau, de matière et de biota à l’échelle pertinente. Ces deux besoins permettent de consolider les approches de modélisation descriptives et prédictives (ressource en eau, stocks de carbone, santé des sols, etc.).
- Suivi en temps quasi réel des phénomènes à risque : L’intensification des aléas environnementaux impose la mise en place de dispositifs de surveillance continue, capables de fournir des données en temps quasi réel pour une meilleure anticipation et gestion des risques.
Par ailleurs, le déploiement et la maintenance d’un serveur dédié requièrent des compétences spécifiques, nouvelles et souvent éloignées du cœur de métier des équipes techniques et informatiques sur les observatoires. PULSE propose que ces missions soient assurées par une équipe d’informaticiens dédiée, avec une coordination assurée par une personne à l’interface entre ces expertises techniques et les besoins opérationnels de terrain des observatoires.
Le service PULSE constitue ainsi une opportunité
- De transformer la collecte des données sur les observatoires autour d’un socle de bonnes pratiques harmonisées
- De réaliser des économies d’échelle par la mutualisation du LNS.
Cette centralisation permettra de proposer un service souverain, fiable, robuste, sécurisé, extensible et évolutif.
Mis à jour le 24 juin 2026
