Expérimentation Connexion Humain-Nature au Lautaret

Cet été, certains visiteurs du jardin du Lautaret ont pu s’équiper d’étranges capteurs.

Dans le cadre de leurs travaux sur la connexion humain-nature, définie comme le sentiment d’appartenance au monde naturel, Olivia Brunet (thèse) et Benoît Fernandez ont mis en place une expérimentation participative. Celle-ci visait à mieux comprendre les mécanismes de la connexion humain-nature chez les adultes.
Les visiteurs étaient équipés de différents capteurs mesurant :

  • les ondes cérébrales
  • le rythme cardiaque
  • la position du regard
    Ces signaux étaient enregistrés pendant que les visiteurs regardaient les paysages alpins dont le jardin est entouré.

Le but de l’expérimentation au Lautaret était de mieux comprendre les mécanismes cognitifs et émotionnels qui composent la CHN, en identifiant des marqueurs physiologiques, notamment les liens entre attention, réduction du stress et sentiment d’appartenance au monde naturel. L’enjeu étant d’identifier les mécanismes via lesquels certains types d’activités renforcent plus efficacement la CHN afin de promouvoir des comportements pro-environnementaux dans une population d’adultes en France.

Focus sur la méthode
48 participants (16 hommes, 32 femmes) ont été répartis en deux groupes : groupe « contrôle » et groupe « pleine conscience ». L’expérience était centrée sur différentes mesures physiologiques et auto-rapportées par des questionnaires en salle, avant et après une immersion outdoor consistant à une visualisation de 6 paysages. Entre autre, pour un groupe, il a été proposé un exercice de pleine conscience d’une durée de 10 minutes, visant à concentrer son attention sur le moment présent et l’environnement, dont l’impact a été évalué à travers les métriques de l’expérimentation.




Point contact : olivia.brunet[at]sete.cnrs.fr

Etude physiologique, cognitive et comportementale de la connexion humain-nature

Thèse de Olivia BRUNET, sous la direction de A. Carlier

La connexion humain-nature (CHN), définie comme le sentiment d’appartenance au monde naturel, a été identifié comme un levier prometteur pour agir en faveur de l’environnement. Cette connexion peut être renforcée par certaines pratiques, notamment la pleine conscience en milieu naturel et le contact direct avec la nature.

Actuellement, seules des échelles psychométriques permettent de mesurer la CHN. Il n’existe à notre connaissance aucun marqueur physiologique de celle-ci. De plus, les mécanismes psychologiques via lesquels les interventions basées sur la nature fonctionnent sont encore très peu étudiés.


Le but des expérimentations sont de mieux comprendre les mécanismes cognitifs et émotionnels qui composent la CHN, en identifiant des marqueurs physiologiques, et donc :
1. Identifier les caractéristiques psychologiques qui composent la CHN, telles que la capacité à ressentir de l’empathie pour divers éléments naturels (ex : plantes, animaux, écosystèmes).
2. Identifier les mécanismes physiologiques, neuronaux et comportementaux liés à la CHN.
3. Comprendre l’impact de certaines activités, comme la pleine conscience et l’exposition à la nature, sur la CHN et ses composantes, ainsi que sur les mécanismes identifiés précédemment.

La thèse de Olivia Brunet s’inscrit dans l’axe de recherche Reconnexion Humain-Nature du WP4 porté par Gladys Barragan-Jason.

Mis à jour le 15 novembre 2025