Les ateliers Cap Nature - Présentation du cycle d’automne 2025
Les ateliers ont exploré l’écologie de l’écoute à travers différents dispositifs :
– écoute amplifiée avec des paraboles omnidirectionnelles
– identification de chants d’oiseaux et mesures de niveaux sonores avec les applications Merlin Bird ID et Fizziq
– réalisation de cartographies sensibles des ambiances perçues sur le terrain.
Organisés en extérieur, ces ateliers invitaient à sortir de la salle de cours, à mobiliser le corps, l’écoute et la curiosité, et à replacer les participant·es dans une expérience directe du milieu. Chaque session comportait aussi des temps de discussion et de mise en perspective : est-ce que et si oui, comment, l’écoute instrumentée favorise-t-elle l’attention au vivant ? Comment la mesure des décibels révèle-t-elle des dynamiques liées aux activités humaines (trafic, proximité urbaine) dans un milieu ?
Cette approche combine ainsi immersion située, capteurs environnementaux et attention au vivant, afin d’interroger le potentiel des technologies participatives pour renouveler notre relation à la nature.
Point contact : marie-lea.pouliquen[at]univ-rennes.fr
Thèse de Marie-Léa POULIGUAN, sous la direction de V. Tilbeurgh & L. Longuevergne
Cette thèse explore la manière dont les jeunes générations perçoivent, expérimentent et se relient à la nature. Elle repose sur une méthodologie mixte — combinant approches quantitatives et qualitatives — et s’inscrit dans une démarche résolument interdisciplinaire, à la croisée de la sociologie, de la psychologie environnementale et des sciences de l’environnement.
À travers une enquête sociologique menée auprès de jeunes âgés de 15 à 25 ans, le projet vise à identifier les facteurs sociaux, culturels et expérientiels qui façonnent leur rapport au vivant.
L’étude expérimente également des pédagogies de reconnexion à la nature inspirées des sciences participatives, mobilisant des capteurs environnementaux simples et accessibles (Participatory Environmental Sensors, PES). Nous faisons l’hypothèse que ces outils de (re)découverte du milieu peuvent agir comme de véritables dispositifs de médiation écologique, capables de retisser un lien sensible et réflexif entre les jeunes et leur environnement.
À terme, l’objectif est de produire des connaissances empiriques sur l’efficacité de ces dispositifs technologiques participatifs dans la reconnexion à la nature, et plus largement, de contribuer à une meilleure compréhension des relations contemporaines entre humains, technologies et milieux vivants.
La thèse de Marie-Léa Pouliquen s’inscrit dans l’axe de recherche Reconnexion Humain-Nature du WP4 porté par Gladys Barragan-Jason.
Mis à jour le 15 novembre 2025
